Régime alimentaire en tunisie

et pratiquement aucun ossement de mammifères (gazelle).De plus, on ignore tout des repas pris hors de l’habitat, sur les lieux même de collecte ou de chasse.Dans l’intérieur des terres, aux mammifères déjà cités et aux gastéropodes terrestres, s’ajoutaient parfois des mollusques marins et d’eau douce : ainsi à Columnata, dans les niveaux ibéromaurusiens les coquilles d’Hélix sont rares alors que les valves d’On pourrait multiplier les exemples qui nous montreraient la variété des menus ibéromaurusiens qui ne sont pas aussi rigoureusement déterminés par les conditions locales que l’exigerait une logique à la fois déterministe et simpliste.Celle des gazelles, antilopes, mouflons, devait se faire par petits groupes et non pas individuellement comme cela se pratiquera plus tard lorsque le chien fut domestiqué.Les hommes qui avaient établi leur campement à Rachgoun entre le Tafna et la mer ne vivaient pour ainsi dire que de celle-ci : leur activité essentielle devant être de parcourir le littoral et d’y recueillir les fruits de mer sans pratiquer une pêche véritable.Il est même intéressant de noter que ces variations peuvent avoir, en ce qui concerne les mollusques marins une explication chronologique : ainsi à Afalou Bou Rhumel* et Tamar Hat, C.En effet, si dans certaines conditions favorables, les os des vertébrés et les tests des mollusques se sont bien conservés, les aliments empruntés au règne végétal ou à la faune des invertébrés sans coquille n’ont laissé aucune trace.Des débris faunistiques qui accompagnent une industrie, il est donc impossible de tirer des informations suffisamment complètes pour être satisfaisantes sur la composition et la richesse énergétique des menus des Préhistoriques ; nous ne l’oublierons pas en tentant de reconstituer ce que fut l’alimentation des Épipaléolithiques de l’Afrique du nord, les premiers sur lesquels nous disposons d’une documentation utilisable.En fait, tout animal susceptible d’être consommé était chassé : les ongulés viennent en tête dans les listes faunistiques qui nous permettent de reconstituer partiellement les menus ibéromaurusiens, mais les petits carnassiers ne sont pas dédaignés.Les Ibéromaurusiens n’ont laissé aucune représentation pouvant nous renseigner sur leur méthose de chasse.


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Ce changement dans le régime alimentaire s’explique facilement par le fait que la ligne de rivage était sans doute plus proche et peut-être aussi que les conditions de température étaient devenues plus favorables à la multiplication des patelles, moules et troques.