Obésité et flore intestinale medicament

«Uniquement les bactéries saines, répond Mirko Trajkovski.Ils ont mis en évidence le rôle de cette flore qui peut déclencher le surpoids.ont fait une découverte dans la lutte contre l’obésité.Vous l’aurez compris, la stimulation du développement de graisse beige pourrait être une solution contre l’obésité. Ces travaux, publiés dans Nature Medicine, pourraient déboucher sur de nouveaux traitements.Le microbiote est formé de 100 trillons de bactéries (soit dix fois plus que le nombre de cellules humaines présentes dans le corps).Certes, mais cette flore n’a-t-elle pas aussi des effets positifs sur notre organisme?Chez une personne en bonne santé, la graisse blanche constitue environ 25% de la masse corporelle.Chez les personnes obèses, il possède une composition particulière.Plus il est important, plus le nombre de calories brûlées est élevé. Les scientifiques ont observé que l’appauvrissement du microbiote stimule aussi le développement de ce sympathique tissu adipeux beige.Les mammifères en possèdent deux types: le tissu adipeux brun, dont la fonction principale est de brûler des calories pour produire de la chaleur, et le tissu adipeux blanc, utilisé pour stocker de l’énergie.Ce «brunissement» se produit en cas d’exposition au froid ou à l’exercice.Les autres (sans microbiote intestinal) ont gardé un poids normal.A l’inverse, les souris qui n’en possèdent pas sont protégées contre l’obésité et ses conséquences négatives.«Nous avons supposé que l’appauvrissement du microbiote pouvait influencer la sensibilité à l’insuline (ndlr: une bonne sensibilité à l’insuline permet de lutter contre l’obésité)», explique Mirko Trajkovski, auteur principal de l’étude et professeur au Département de physiologie cellulaire et métabolisme de l’Université de Genève.Si cette quantité est excessive, cela favorise le diabète et la résistance à l’insuline. Or des cellules de graisse brune peuvent se développer dans le tissu adipeux blanc: on parle alors de graisse beige.

La possibilité d’une transplantation de flore intestinale «saine» ou celle de supprimer celle responsable de l’obésité seront par exemple étudiées.Ils se sont penchés sur le microbiote – ces micro-organismes, essentiellement des bactéries, qui vivent dans nos intestins.Les premières étaient dépourvues de germes (elles étaient nées et vivaient dans des conditions stériles), les deuxièmes étaient normales et les troisièmes avaient été traitées avec des doses élevées d’antibiotiques pour supprimer entièrement leur microbiote. Les souris normales ont développé un surpoids et une résistance à l’insuline.Le but serait de cibler les bactéries responsables de l’obésité sans appauvrir les autres.»Un traitement avec de fortes doses d’antibiotiques n’étant pas réaliste, surtout en raison du risque de résistance, les scientifiques cherchent des méthodes alternatives pour modifier le microbiote.Pour comprendre ce phénomène, il faut se pencher sur les graisses présentes dans notre corps.


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Pour le confirmer, son équipe a nourri trois groupes de souris avec une alimentation riche en calories.