Irm prothese mammaire forum

L'une des hypothèses avancée par les chercheurs est que la texture de l'enveloppe externe des prothèses pourrait favoriser une réaction inflammatoire, entraînant une prolifération de cellules.La lymphe est ce liquide clair qui circule entre les tissus et les cellules.Les chercheurs notent que si le nombre de cas est suffisant pour démontrer l'existence du phénomène, "il ne permet pas d'identifier formellement des facteurs de risque associés à la survenue de cette pathologie autres que le port d'un implant mammaire".Le risque de développer ce lymphome rare apparaît de 4 à 8 fois plus élevé chez ces femmes.En effet, "le port d'un implant macrotexturé était retrouvé dans l'histoire de la majorité des femmes".Les chiffres sont clairs : rapporté au nombre de femmes portant des prothèses sur le territoire, ce nombre est statistiquement trop élevé pour être le fruit d'une coïncidence.Le lien de cause à effet n'était, alors, pas avéré.Dans des cas beaucoup plus rares, les cellules anormales se multiplient au niveau du sein.Sollicité par la Direction Générale de la Santé, l'Institut National du Cancer a désigné un groupe d'experts pour examiner la situation.Cette prolifération anarchique de cellules se produit le plus souvent dans la moelle osseuse, la rate, le thymus ou les ganglions lymphatiques.Les lymphomes sont des cancers qui se développent à partir de cellules de la lymphe (voir encadré).Mais depuis cette date, 17 autres porteuses de prothèses de diverses marques ont développé un lymphome mammaire (en l'occurrence, un sous-type de lymphome, nommé lymphome anaplasique à grandes cellules), selon le recensement de l'ANSM.


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Mais cette caractéristique pourrait tout aussi bien n'avoir aucun rôle dans le développement de la maladie (les prothèses Allergan® sont macrotexturées, et sur-représentées ; d'autres spécificités techniques pourraient être à l'origine du phénomène détecté).