Menu regime hotesse de l'air 78

"Il n'écoutait pas, négligeait le travail d'équipe, concède un de ses parrains du Likoud. Sous l'oeil d'"amis" enclins à miser sur son échec, Bibi a su imposer des mesures impopulaires mais vitales.Durant la guerre de Gaza, il prend soin d'afficher une posture patriotique, revêtant sur le front des médias la robe d'avocat international d'Israël. C'est au jeune diplomate en poste à Washington qu'échoit en 1982, au lendemain des massacres de Sabra et Chatila, la tâche ingrate de plaider la cause - indéfendable - de l'Etat hébreu.Escamoté ici, le visage de "Bibi" surgit ailleurs, sous des traits peu flatteurs: dans un spot télévisé de Kadima, le parti de sa rivale Tzipi Livni, les aiguilles d'un détecteur de mensonge s'affolent à l'énoncé des reniements passés de Netanyahu, au point de dessiner son portrait stylisé.Si les sondages, eux, disent vrai, il y a prescription.Reste que ce tropisme yankee lui joue de vilains tours.Il a 14 ans à peine lorsque son père Benzion, historien amer, las de l'ostracisme de l'intelligentsia socialiste, emmène la famille en Pennsylvanie.Au terme d'un brillant cursus - architecture, science politique et management - Mr Ben décroche un contrat de consultant dans un prestigieux cabinet de Boston.Il faut dire que les Etats-Unis n'ont guère de secrets pour "Bibi l'Américain".come-back A Jérusalem, le 27 janvier, Benyamin Netanyahu se fraie un chemin jusqu'à la tribune du meeting de lancement de sa campagne électorale. « Plus vieux, plus lourd, plus sage », confie le patron du Likoud.


sherieevil      
Reportage photo : jean-paul guilloteau/L'express Cet homme-là a de toute évidence un problème d'image.