Regime alimentaire durant ramadan

Le chaos en Syrie et en Libye favorise en outre par ricochet la crise migratoire en Europe. Lorsque les révolutions arabes se produisent, elle est avancée au Moyen-Orient, et achevée au Maghreb.Ces mouvements révolutionnaires nationaux dans la ville de Sidi Bouzid par la révolution en Tunisie qui a conduit Zine el-Abidine Ben Ali à quitter le pouvoir. Outre le départ des dictateurs et l’instauration d’une démocratie, les manifestants exigent un partage des richesses qui leur assure de meilleures conditions de vie, des emplois, et la dignité (« karama » en arabe).L'expression de « Printemps arabe » fait référence au « Printemps des peuples » de 1848 auquel il a été comparé, tout comme le Printemps de Prague.D’autres peuples reprennent à leur tour le slogan « Dégage ! Alors que la révolution égyptienne provoque le départ d’Hosni Moubarak et une transition démocratique, les autres n'ont pas les mêmes conséquences : en Libye, elle tourne à la guerre civile entre les forces fidèles au régime de la Jamahiriya de Mouammar Kadhafi et les insurgés, soutenus par une intervention étrangère sous mandat de l'ONU ; à Bahreïn, la solidarité contre-révolutionnaire des monarchies du golfe Persique fait échec au mouvement de contestation mais elle reprend à partir de juin 2011 ; au Yémen, le dictateur Saleh qui réprime la révolte louvoie entre exigences de l’opposition et le soutien international à une transition pacifique et finit par démissionner le 25 février, et en Syrie, la répression exercée par le régime de Bachar el-Assad cause des milliers de morts.Les libertés limitées, la corruption particulièrement développée dans la plupart de ces pays (tout comme les détournements de fonds publics) et des chefs d'État très souvent âgés en place depuis plusieurs dizaines d'années (souvent enclins au népotisme et notamment à la transmission héréditaire du pouvoir y compris dans les régimes de type républicain) sont autant de facteurs susceptibles d'exaspérer les populations aboutissant ainsi à des troubles.Conjugué au renforcement des groupes djihadistes, cela conduit des commentateurs à juger qu'au .Tous les autres pays du monde arabe sauf le Qatar ont été touchés, mais les manifestations y ont eu une ampleur et des conséquences plus limitées.La Libye et le Yémen ne parviennent pas à trouver la stabilité et s'enfoncent elles aussi dans la guerre civile.Toute l'année 2011, la contestation se poursuit dans la quasi-totalité des pays arabes, les différents mouvements s’encourageant les uns les autres : ainsi, la contestation à Bahreïn, assommée par l’intervention saoudienne, reprend dès la fin de l’état d’urgence), sociales et économiques majeures à l'échelle mondiale, notamment à cause de l’industrie pétrolière, très présente dans ces régions.Des États non arabes ont enregistré aussi des manifestations ou procédé à des actions préventives, notamment l'Iran, mais l'ampleur de ces mouvements a généralement été moindre et l'influence des événements du monde arabe n'a pas toujours été clairement établie.Les sociétés arabes aspirent à des régimes démocratiques ; le chercheur français Olivier Roy avait ainsi pressenti le risque d’un écart entre le soutien des diplomaties occidentales aux dictatures et le chemin pris par ces sociétés, qui rendait inéluctable la démocratisation des pays arabes, dans une note du CAP de 2005.Le « Printemps arabe » est un ensemble de contestations populaires, d'ampleur et d'intensité très variables, qui se produisent dans de nombreux pays du monde arabe à partir de décembre 2010.


arnieswartz      
Malgré la violence des répressions dans tous les pays concernés par des mouvements d'ampleur, elles échouent presque toutes et les contestations continuent.