Obésité et rythme circadien

" De ce fait, parler du rôle du sommeil n'est pas aisé.La privation partielle de sommeil paradoxal augmente la prise alimentaire et favorise une hypothermie.Chez l'homme, le record détenu par l'Américain Randy Gardner, qui est resté éveillé durant deux cent soixante-quatre heures, a eu pour conséquences : une somnolence, la survenue de micro sommeils, une baisse des performances avec irritabilité, agressivité, désorganisation cognitive, des troubles visuels, intellectuels et une désorientation temporelle.La recherche nous a ensuite montré que nos nuits sont remplies d'une multitude d'événements dont nous ne sommes pas toujours conscients mais beaucoup reste encore à découvrir, comme le constate M.Ainsi, il y a une relation entre l'obésité et la dette de sommeil.Pour les croyances primitives, les rêves étaient envoyés à dessein au rêveur pour lui annoncer l'avenir.Buffon dans son Histoire naturelle écrit, en 1768, que " le sommeil n'est pas un état accidentel mais un état aussi naturel que la veille ".Nous pouvons cependant tenter d'élaborer une synthèse en nous référant aux informations provenant d'expériences de privations de sommeil, des recherches ou des théories portant sur le sommeil lent et le sommeil paradoxal.Les recherches effectuées depuis cinquante ans ont confirmé le rôle du sommeil comme élément réparateur et régulateur.Très récemment, il a été démontré que le manque de sommeil était responsable d'une inflammation dans l'organisme et augmentait très nettement le risque d'hypertension artérielle.Jouvet : " Dans le cas du sommeil, il n'y a pas encore de vrai pourquoi, c'est-à-dire que personne ne connaît encore la ou les fonctions du sommeil.Jusqu'à cette découverte, le sommeil était généralement considéré comme un état cérébral inactif.En 1937, l'électroencéphalographie a permis de distinguer cinq états, allant de la veille au sommeil profond et, en 1957, deux chercheurs américains, Aserinsky et Kleitman, découvraient un sommeil particulier associé à des mouvements oculaires rapides, dénommé plus tard le sommeil paradoxal par Michel Jouvet.

Empêcher un rat de dormir pendant deux à trois semaines entraîne une perte de poids malgré l'augmentation de la prise alimentaire, une hypothermie et un décès par toxi-infections en relation avec la diminution des défenses immunitaires.La réduction du temps de sommeil à quatre heures, pendant deux nuits, chez des hommes jeunes, déséquilibre la régulation de l'appétit et provoque une augmentation de la faim avec une appétence pour une nourriture riche en calories et en hydrates de carbone avec, comme résultats, une prise de poids et une majoration du risque de développer un diabète.Le siècle des lumières a vu la diffusion de l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert où le sommeil est défini par " un état nécessaire à l'homme pour soutenir, réparer, et remonter sa machine ".À l'inverse, le manque chronique de sommeil accroît le risque d'obésité et d'hypertension. Si l'on pose cette question, il est étonnant de constater la similarité des réponses, que l'on ait 7 ou 77 ans : se détendre, se reposer, rêver, être en forme.Pendant le sommeil, les défenses immunitaires se façonnent, la peau se régénère, l'enfant grandit en sécrétant des hormones, etc.


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Une bonne hygiène de sommeil serait un facteur capital de prévention des maladies. Les plus jeunes ajoutent : grandir ou éviter d'avoir des maladies.