Regime hosni moubarak

L’évolution pro-iranienne de l’Irak aurait des conséquences sur la géopolitique régionale, les changements apportés aux rapports de force politiques entre chiites et sunnites risquant de se traduire « par de nouveaux problèmes qui ne seraient pas limités aux frontières de l’Irak ». Auteur de nombreux ouvrages dont Démographie politique.Selon le roi de Jordanie, « L’Iran a tout intérêt à voir s’instaurer une République islamique en Irak (...) et, en conséquence, l’engagement des Iraniens vise à obtenir un gouvernement qui soit très pro-iranien ».Si cette dernière existe dans des discours de dirigeants politiques, et en raison même de son emploi dans les médias, il importe ensuite d’en mesurer, à l’étude des faits, la véritable dimension.Mais il importe en réalité d’étudier l’ensemble de la géographie du chiisme au Moyen-Orient et dans la partie centre-occidentale de l’Asie centrale du Sud.Le contenu de l’entretien du roi Abdallah, comme le choix du journal, ne peuvent passer inaperçus.LA DÉNOMINATION “croissant chiite” est récente : elle est apparue en 2004 à l’occasion d’une déclaration du roi Abdallah de Jordanie.Le souverain, dont le pays peut être considéré à la fois comme un ami et un allié des États-Unis, choisit donc un grand quotidien de ce pays pour se déclarer préoccupé par l’émergence d’un « croissant chiite ».Abdallah déclare donc : « Je suis sûr qu’il y a beaucoup de monde, beaucoup d’Iraniens là-bas qui seront utilisés lors du vote pour influencer le résultat [des élections] ».

La géographie du chiisme permet, sans aucun doute, de dessiner une sorte de « croissant chiite », allant de l’Iran au Liban, en passant par l’Irak et la Syrie alaouite alliée à l’Iran, comme l’a formulé en 2004 le roi Abdallah.Personne ne peut penser que le souverain Hachémite ait voulu faire preuve de lyrisme ou laissé ses mots dépasser sa pensée.En conséquence, le roi craint que l’avènement en Irak d’un gouvernement pro-iranien ne favorise la création d’un « croissant » régional sous influence chiite, allant de l’Iran au Liban, en passant par l’Irak et la Syrie, pourtant alaouite.Les autorités iraniennes financeraient de nombreuses activités caritatives en Irak pour s’y implanter durablement et auraient encouragé plus d’un million d’Iraniens à s’installer en Irak pour les faire voter aux élections générales du 30 janvier 2005.En effet, le roi n’est pas un « démagogue » bavard à la Chavez [1], mais un dirigeant discret, pondéré et fin diplomate.


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Selon le roi, le « croissant chiite » serait comme un moyen de faire évoluer les rapports de force, plus particulièrement au Moyen-Orient, en faveur de l’Iran et, donc, en défaveur des autres régimes politiques de la région, pour la plupart attachés au sunnisme.