Remede epaissir cheveux youtube

Vue depuis les Etats-Unis et le Mexique, la situation française semble à la fois dérisoire et sans solution. A quoi bon ajouter son grain de sel quand la soupe est infecte et rien d’autre au menu ?Chaque réforme provoque une dévalorisation des diplômes qui provoque à son tour la nécessité de poursuivre des études plus longues, ce qui provoque, etc.J’avais alors soutenu que cette loi marquerait l’entrée dans un nouveau cycle générationnel de 30 ans : un nouveau cycle qui serait aussi le dernier puisque, au-delà, il n’y aurait plus d’école.Je ne peux pas développer mais ce décalage de 15 ans est très fréquent dans « l’histoire générationnelle ».Pour que le tableau soit complet, il faut ajouter que dans le mitan de chaque période de 30 ans se situe un point d’inflexion.Cela fait dix ans maintenant que j’avais esquissé une histoire de l’école en France depuis sa création en 1833 par la loi Guizot jusqu’à sa disparition définitive qui devrait avoir lieu dans une vingtaine d’années.Tout un chacun le nom d’un tel phénomène en économie : inflation galopante qu’il est impossible de maîtriser.Des circonstances m’ont tenu à l’écart de ce blog et, de retour dans mes pénates, j’hésite à en reprendre la suite.Je m’en tiendrai ici à l’école et, pour faire bref, je me limiterai à l’histoire récente.La seule réalité tangible est celle de la massification du système qui entraîne une fuite en avant éperdue.Pour ce qui est de l’école les jeux sont faits : les azimutés de la pédagogie sur qui tout repose au cabinet de Najat Valaud-Belkacem lui ont donné le coup de grâce.C’était lors de la discussion de la loi Fillon en 2005.La dernière réforme du collège marque l’advenue de la « société sans école », non pas au sens de l’utopie démocratique qu’Ivan Illich appelait de ses vœux mais à celui de l’univers totalitaire qu’il redoutait.Après 2005, l’école entre donc en phase terminale et c’est cette période-là qui constitue notre présent.

Il y a d’abord eu la période 1945-1975, celle de la démocratisation réelle qui a correspondu à la mise en place (non officiellement reconnue) du plan Langevin-Wallon : le nombre d’élèves du secondaire (puis du supérieur) a augmenté de façon soutenue sans dégradation marquée des diplômes. Elle commence avec la création du « collège unique » et se termine avec la loi-Fillon : la démocratisation n’est plus qu’un mot – ou un alibi.Mais ce n’est pas pour rien que l’on compte « par siècles » : un siècle, c’est trois générations de 30 ans, plus 10 ans à répartir pour faire à la contingence la part qui lui revient.La série scolaire entre ici en résonnance avec la série politique puisque cette loi désastreuse correspond exactement à la fin de la Révolution.Peu de choses humaines durent plus de six générations : deux siècles. Elle va de la prise de la Bastille en 1789 jusqu’à la chute du mur de Berlin en 1989. Ceux qui aujourd’hui continuent à se réclamer de la « Révolution » font rire (ou font pitié). Dans un tel décompte, les événements n’ont évidemment pas lieu avec une régularité chronométrique.C’est lui qui, au bout de 15 ans, va marquer l’ensemble de la période, en donner la tonalité.


special16      
C’est comme si, au départ, l’histoire hésitait encore sur la marche à suivre puis qu’arrive un moment où l’on ne peut plus faire marche arrière. Au cours des soixante ans d’histoire ici pris en exemple, les deux dates-charnière sont le décret-loi Berthoin de 1959 prolongeant à 16 ans la scolarité obligatoire et, bien sûr, la loi-Jospin de 1989 qui met « l’élève au centre » et crée les IUFM.